L’art d’être grand-père,…. ou comment Papy passe son week-end !
JOUETS et CHEVAUX de BOIS A BASCULE
Lorsque mon épouse m’a annoncé que j’allais être grand-père, comme tout un chacun, ça m’a fait un énorme plaisir mais….ça m’a aussi fait prendre conscience que, pour le coup, je passai dans la troisième génération ; et ça c’était plus difficile à accepter ! Mais une fois cette évidence consentie, je me suis précipité chez ma fille pour la féliciter et l’encourager dans cette entreprise, et la remercier pour ce merveilleux cadeau.
J’espérais que ce grand événement arrive un jour ou l’autre, et j’avais conservé à cet effet le dessin d’un cheval de bois à bascule que je m’étais promis de réaliser à cette occasion. Me voilà donc reparti pour une série de croquis, quelques planches de pin, des chevilles et de la colle à bois…pendant quelques matinées au fond de mon atelier à scier, percer, ajuster, coller et peindre. Et quelques mois plus tard, Lola pouvait arriver, le cheval à bascule était déjà dans sa chambre…comme objet de décoration bien évidemment, pendant plus d’un an avant de jouer son véritable rôle.
L’année suivante est arrivée sa petite sœur, il a fallu remettre l’ouvrage sur la table et restaurer en hâte un cheval de bois d’occasion, pas de jalousie chacune le sien.
Puis mon autre fille m’a annoncé l’arrivée d’un héritier et ce fût la réalisation d’une girafe à bascule, puis d’une vache à bascule pour la quatrième et dernière….ouf ! il était temps que cette frénésie de naissances cesse, je n’avais plus une minute à moi.
Les mêmes en miniature :
Pour conserver une trace de ces réalisations, je me suis amusé à reproduire chacun de ces objets à l’échelle ¼. Outre le fait qu’ils me relient sentimentalement à mes petits enfants, je trouve ces jouets miniatures très décoratifs. Leur réalisation est relativement simple et ne demande pas un gros investissement ; je récupère des chutes de poirier ou de merisier, et c’est la seule matière première nécessaire, si l’on exempte la peinture. Ainsi entre deux projets importants je réalise en quelques jours un mini-jouet, ou mini- animal au gré de mon humeur et ma fantaisie.
Ces sujets me font revivre le monde de l’enfance, et qu’il est doux d’y retourner de temps à autre.
CHEVAL A ROULETTES
Mon intérêt marqué pour les manèges anciens et pour les chevaux de bois, associé à mon désir de toujours réaliser quelque chose de nouveau m’a incité à me lancer dans un nouveau défi : fabriquer un cheval de bois à roulettes, mais non pas conçu sur le principe des jouets modernes, mais sculpté dans la masse à la façon des jouets des années 1900.
Comme à mon habitude, avant de me lancer dans un nouveau projet, je réalise d’abord ce que j’appelle « l’étude de faisabilité » : documentation, dessins et croquis, puis plans à l’échelle, recherche des matériaux, modes d’assemblage, outillage nécessaire, savoir faire et essais si nécessaires, et j’en estime aussi le coût financier .
Quel bois choisir ? cette étape n’est pas la plus facile, mais bien conseillé par un professionnel je me suis procuré une planche de merisier de 8cm d’épaisseur, 55 cm de largeur et 2 mètres de longueur.
Deux morceaux pour le corps, deux morceaux pour la tête, un morceau pour chacune des pattes; les éléments seront assemblés par tenons-mortaises, plus ancrage par tourillons en bois de diamètre 20mm (aucun clou, aucune vis, comme il se doit si l’on veut respecter la tradition des compagnons). Les yeux sont des agates, la queue est en raphia, les lanières et la selle sont en cuir découpées dans de vieux sacs à main.
La planche de base est en noyer et les roues ont été tournées dans des pieds de lits.
Pour la peinture j’ai opté, par habitude, pour une laque glycérophtalique.
La sculpture se fait essentiellement aux ciseaux à bois, le merisier est dur mais pas trop fibreux, donc on avance lentement mais sûrement…. Noble art que le travail du bois !
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